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Message par Franco Delacour le Mar 13 Mar - 0:26

Académie de Beauxbatons, Fontaine Flamel, 2 octobre 1998


À l'Académie de Beauxbatons, à côté de la Fontaine Flamel, dans le parc, je remarque une première année, seule. Je vais m'installer à côté d'elle :

"Puis-je m'assoir ?
— Je t'en prie, accepte-elle.
— Comment t'appelles-tu, demandé-je.
— Gabrielle Delacour."
 
Le nom Delacour me dit quelque chose. Je demande :
"Qu'est-ce que tu fais seule ?
— Je m'ennuie. À vrai dire, tu es le premier à venir me parler, me répond-elle.
— Oh, je vois, réponds-je."
 
J'ai grimacé. Comment peut-elle se retrouver seule ? Je me le demande. Surtout que Delacour, ça me dit vraiment quelque chose, mais je n'arrive pas à mettre la main dessus. Je suggère :
"Tu veux marcher un peu avec moi ? Je me sens un peu seul, loin de chez moi, lui avoué-je.
— Bien sûr. Quel est ton nom, me demande Gabrielle.
— Franco Sykomore. J'ai été transféré de Poudlard, alors ce n'est pas facile pour moi de trouver ma place. En plus, je vois que tu es de l'ordre de Lonicera aussi, lui réponds-je.
— Je comprends que tu aies du mal à trouver ta place. Est-ce que tu peux éviter la rivière, s'il te plait ? J'ai peur des eaux profondes depuis le Tournoi des Trois Sorciers. Ils m'ont enchainé au fond de l'eau pour la Seconde Tâche de ma soeur, Fleur, m'avoue Gabrielle."
 
Fleur Delacour. Oui, ce nom me vient en tête. M'enfin, celle qui m'intéresse pour l'instant, c'est Gabrielle. Je lui réponds :
"Pas de soucis. Ravi de te connaitre, Gabrielle. Si je peux me permettre, tu es belle."
 
Elle soupire avant de me dire, un peu sèchement :
"Je suis une vélane. Ça te gêne ?
— Du tout, réponds-je
— Ah. Tu es le premier à bien réagir. Les autres croient que je vais les manger, se calme-t-elle.
— Laisse-les parler, dis-je."
 
J'ignore pourquoi, mais je lui ai tenu la main, comme si je me promenais avec ma petite sœur. C'est ainsi qu'a débuté notre amitié, Gabrielle et moi. Je porte d'ailleurs mon écharpe à ce moment-là.


Dernière édition par Franco Sykomore le Jeu 22 Mar - 0:31, édité 2 fois

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Re: Treasured Memories

Message par Franco Delacour le Mar 13 Mar - 0:57

Maison familiale des Delacour (France), 20 Décembre 1998.

Je me trouvais devant la maison des Delacour avec Gabrielle. Cette dernière était en première année. Je suis moi-aussi en quatrième année, et je ne porte aucune marque ou griffure sur le visage, puisque je n'étais pas Loup-Garou à l'époque. Je suis dans la tenue de Beauxbatons, puisque j'étais élève de cette école de sorcellerie situé en France. J'avais quelques bagages. Les décorations de noël avaient été placées tout autour de la maison. Fleur sortit de la maison pour nous accueillir. Elle serra sa sœur dans ses bras. Et elle me serra la main :
« Bonjour, tu dois être Franco ? Je m’appelle Fleur Weasley, l’une des trois candidate au tournoi des trois sorciers.
— Enchanté, Fleur, souriais-je. 
— Et bien, ne restez pas dehors, entrez, nous invita Fleur. »

J'entrai très timidement dans cette maison. Apolline et Monsieur me serrèrent la main :
"Bonjour mon garçon, me salua Apolline en français.
— Je m'appelle Monsieur, se présenta le père de Gabrielle.
— En... Enchanté. Je m'appelle Franco, me présentai-je.
— On t'a installé dans la chambre de Gabrielle, m'informa Apolline.
— Allez, viens, installons-nous, me dît Gabrielle.


Gabrielle me prit la main, et m'entraina à l'étage, l'endroit où se trouvait sa chambre. Elle enlaça, pour que je sois plus à l'aise. Elle me rassura :
"Allez, tout se passera bien."

Elle semblait confiante. Fleur m'intimidait beaucoup à ce moment là. Je connaissais son passé avec le Tournoi des Trois Sorcier, le fait qu'elle avait participé en mai à la bataille de Poudlard. Et surtout, j'avais eu vent de son mauvais caractère. Au soir, je dînai avec la famille Delacour. J'avais du mal à décrocher un mot. Surtout que Fleur était en face de moi, semblant me regarder avec ses yeux bleus. Ma voisine de table était Gaby. Elle me prenait la main, pour que je me détende.

Peu après le repas du soir, j'étais sorti prendre un peu l'air dans le jardin. Je m'étais assis dans l'herbe. Gabrielle était remontée dans sa chambre. Je n'étais pas certain de tenir quinze jours ici. Jusqu'à ce que j'entende une porte claquée. Fleur s'était assise à côté de moi. Elle posa une main sur mon épaule, avant de me dire :
"Est-ce que tout va bien ? On te sent extrêmement tendu.
— ...
— Détends-toi. Personne ici ne te veut du mal. Ni moi, ni Bill, ni mes parents, me rassura Fleur"

Je gardais une nouvelle fois le silence dans un premier temps. Fleur semblait un peu dépitée que je ne dise rien. Mais son comportement vis à vis de moi semblait trancher avec ce que j'avais entendu sur elle. Je finissais par lui avouer :
"C'est la première fois que je suis loin de ma famille.
— Oh, d'accord. Tu es un peu nostalgique de l'Angleterre. Viens, marchons, me demanda Fleur."

Nous marchions ensemble. La Vélane reposa la main sur mon épaule. Elle me demanda alors :
"Comment ça se passe à Beauxbatons ?
— Ça se passe bien. Je suis dans l'Ordre de Lonicera, répondis-je, semblant me détendre un peu.
— Lonicera. Le caractère des élèves est liée à la réfléxion, l'équité, la ruse et la patience. J'étais dans l'Ordre de Lonicera. Quel caractère parmi ceux que j'ai cité te définirait le plus, me lança-t-elle calmement.
— Je dirais la patience. Je pense avoir néanmoins l'ensemble de ces caractéristiques, réponds-je.
— D'accord. J'ai l'ensemble de ces caractéristiques aussi. Je suis franche aussi. Quand j'ai quelque chose à dire, je le dis. C'est une qualité, et un défaut, parce que ma franchise peut vexer, m'avoua Fleur."

Je semblais me détendre devant cette Vélane. De prime abord, elle m'a surtout l'air d'avoir un cœur en or. J'avais posé ma main sur l'épaule de Fleur. Nous nous sourions mutuellement. C'était un magnifique ciel étoilé qui s'offrait à nous. Elle finissait par me dire :
"Allez, on rentre. Si tu veux me parler, n'hésite pas. C'est important à mes yeux que le meilleur ami de ma petite sœur s'intègre à ma famille. Surtout, Déstresse. C'est très important, Franco. Je suis certaine qu'on sera de grands amis.
— D'accord."

Le fait qu'elle m'ait parlé d'amitié m'avait réchauffé le cœur. Cette amitié avec Fleur avait démarré à ce moment-là. J'étais rentré pour aller voir Gabrielle, bien contente que je semble plus détendu après cette discussion avec Fleur. Je lui avais avoué que j'étais nostalgique de l'Angleterre. Gaby m'embrassa sur la joue, et me dit qu'elle ferait tout pour que je me sente à l'aise.

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Re: Treasured Memories

Message par Franco Delacour le Jeu 22 Mar - 3:43

Académie de Beauxbatons, 21 Septembre 1998


Ma quatrième année, je l'ai faite en France. J'avais 14 ans.

Je me trouvais dans le grand réfectoire. Il était environ 19h30. Je n'avais absolument pas faim. Je ne mangeais quasiment pas pendant les repas. Je semblais être en très grosse dépression. Soudainement, une Aura qui me faisait littéralement peur s'est approchée de moi et me demanda en anglais :
"Monsieur Sykomore, Madame Maxime et moi-même aimerions vous voir, s'il vous plait."
 
Je me suis retourné avec une grosse crainte. Tout mais pas elle, m'étais-je dit. Le Professeur Harmonie Lunist'El, dite la Vélane du Chaos :
"Enfin si vous avez fini de manger. Et comme je vois que vous ne mangez pas grand-chose. »
 
Je restais dans mon mutisme. Je finissais tout de même par la suivre. Je remarquai la tête du Professeur Tisserand (Potions) qui semblait me juger, de même que le Professeur Videsac (Politique-Droit-Diplomacie et Étude des Moldus), le Professeur Sindari (Divination) et Professeur Durant (Français) qui devint en 2002 le mangemort Mozrael. Ma peur grandissait de minute en minute. Sans doute que Harmonie le ressentait aussi. Elle soufflait un coup.
 
Harmonie m’emmena dans le Bureau de la Directrice situé au Rez-de-Chaussée. Devant la directrice et demi-géante, je n’en menais pas large. Je m’asseyais en face d’elle, extrêmement apeuré, et la vélane du chaos se plaçait à côté de la géante. Olympe Maxime me dit alors :
« Je ressens une Aura ténébreuse en vous, jeune homme. Mais ce n’est pas de la colère, de la haine…
— Non, c’est de la souffrance que je ressens en vous. Vous ne mangez quasiment rien. D’après vos camarades de Lonicera, vous pleurez toutes les nuits. Et vous vous terrez dans votre mutisme. Cela inquiète vos camarades, et nous, les Professeurs, aussi, me dit sèchement le Professeur Lunist'El.
— Doucement, Harmonie, calma Olympe Maxime. »
 
La demie-géante se leva alors et vînt me voir :
« Allez mon garçon, dîtes-nous tout. Qu’est-ce qu’il ne va pas ? »
 
Je gardais mon silence, mais des larmes avaient commencé à couler sur mes joues. En effet, j’étais encore sous le choc de l’année vécu à Poudlard. Le Professeur Lunist’El s’approcha alors de moi et posa une main sur mon épaule. La géante et la vélane se regardaient, semblant se concerter en silence. Soudainement, le Professeur Lunist’El se mit à mon niveau, et me regarda droit dans les yeux :
« Vous étiez à Poudlard, l’année dernière. En troisième année à Serpentard, qui était occupé par des Mangemorts. Jusque-là, j’ai bon ? »
 
J’acquiesçai de la tête. La demi-géante me tendit un mouchoir pour que j’essuie mes larmes et que je me mouche. La Vélane du chaos se tourna vers la directrice :
« Vous êtes certaine qu’il n’est pas muet ?
— Non. Sure et certaine, répondit Olympe.
— VOUS NE SAVEZ PAS CE QUE J’AI VÉCU À POUDLARD, avais-je hurlé. »
 
Je m’effondrai ensuite en larmes. Le Professeur Lunist’El me répondit :
« Effectivement, nous ne savons pas. Calmez-vous. Personne ici ne vous veut du mal. Inspirez profondément, et expirez profondément. »
 
La demi-géante, voyant que le Professeur Lunist’El semblait avoir la situation en main, se remit derrière son bureau. Je faisais l’exercice de relaxation de la vélane. Celle-ci me demanda :
« Bien. Je pourrais utiliser la légilimancie sur vous. Cependant, je pense qu’il vaudrait mieux que je vous laisse vider votre sac. Quand vous voulez.
— J’ai dû… Doloris des innocents. Et même doloris une des personnes que je considérais comme ma sœur. Sans quoi, je me faisais Doloris par les Professeur Carrow. Selon eux, les Moldus… sont des crimes à l’humanité. J’ai vu la mort, Professeur. Celle… que je considérais comme ma sœur. Celle… que j’ai toujours connu… Vicky Reez, me confiais-je. »
 
La Vélane du Chaos grimaça. Olympe Maxime et Harmonie Lunist’El se regardaient. Cette dernière me dît :
« Vous n’êtes pas un monstre, Monsieur Sykomore. Vous êtes peut-être un peu perdu entre le bien ou le mal. Après vos cours, passez donc dans mon bureau une heure ou deux. Je pense que… nous méditerons ensemble. Oubliez les enseignements des Professeurs Carrow. 
— Ils vous ont appris les Impardonnables, j’imagine, demanda Olympe Maxime.
— Le Doloris. Et celui que je n’ai jamais su maîtriser. Le sortilège de la mort, avouai-je.
— Inter… »
 
La Directrice se coupe devant le geste d’Harmonie Lunist’El :
« Monsieur Sykomore, écoutez-moi attentivement, vous ne voulez pas faire de mal aux personnes innocentes. Alors, afin de préserver ces personnes, n’utilisez pas ces deux sortilèges que vous avez mentionnés. Du moins, n’essayez pas de maîtriser le deuxième. Vous n’en avez pas besoin.  Vous êtes en totale sécurité ici, à Beauxbatons. Vous pouvez faire ça pour moi, et l’ensemble des Professeurs ?
— Bien, Professeur Lunist’El, répondis-je.
— C’est bien, mon garçon. Je me doute qu’un climat de méfiance s’est installé entre les élèves de Poudlard. Surtout envers les Serpentards, me semble-t-il. Cependant, ici, ce n’est pas le cas. Discutez donc avec vos camarades. Ceux de Lonicera sont parfaitement de confiance. Vous passerez tous les jours de 16h à 17h dans mon bureau. Sauf quand il y a des sorties scolaires. Je veux que vous participiez à ces sorties, d’ailleurs, me dît le Professeur Lunist’El.
— Bien, Professeur. Je viendrai tous les soirs, acceptai-je
— Harmonie, es-tu disponible pour aller méditer avec lui maintenant, demanda Madame Maxime.
— Bien sûr. Suivez-moi, Monsieur Sykomore. »
 
Apeuré par l'Aura de la vélane du chaos, je la suivai jusque son bureau où nous méditions. Elle changeait le décor de son bureau, pour y mettre une cascade, ou la mer. Au moment où elle jouait de la musique avec son instrument qu'elle enchantait, je demandais :
"Qu'est-ce que cette musique ?
— De la Magie Harmonieuse. Elle permet d'apaiser les âmes purs , et de calmer les esprits les plus sombres. Je vous expliquerai tout ça lors d'un cours plus approfondi."

Elle se remit à jouer. J’ai tenu mes engagements. J’y suis allé pendant deux mois chaque soir de 16h à 17h hors sortie. La raison pour laquelle je n’en étais pas privé, c’est parce qu’Harmonie voyait d’un bon œil que je vois autre chose que l’académie, et que je puisse me détendre au maximum. Je retrouvai mon appétit petit à petit. Cela a duré jusqu’au mois de Novembre, où la vélane du chaos m’a signalé que je n’étais plus obligé de venir, même si je pouvais tout de même le faire si j’en ressentais le besoin. Elle voyait également d'un très bon œil le fait que je sois ami avec Gabrielle Delacour. Harmonie était devenue au fil du temps, une seconde maman pour moi. Même si j'ai toujours gardé des séquelles à cause de cette guerre.

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Re: Treasured Memories

Message par Franco Delacour le Sam 31 Mar - 4:06

Collège Poudlard - 7 mai 1998 - 23h30

Je me trouvais dans la grande salle. J’étais en troisième année. Une voix raisonna dans ma tête :
« Je sais que vous vous préparez à combattre. Vos efforts sont dérisoires. Vous ne pouvez rien contre moi. Je ne désire pas vous tuer. J’ai un grand respect pour les professeurs de Poudlard. Je ne veux pas répandre le sang des sorciers. Livrez-moi Harry Potter et il ne sera fait aucun mal à personne. Livrez-moi Harry Potter et je quitterai l’école en la laissant intacte. Livrez-moi Harry Potter et vous serez récompensés. Vous avez jusqu’à minuit. »

Pansy était en train de pointer du doigt Harry :
« Mais il est là! Potter est là! Que quelqu’un l’attrape! »

Avant qu’Harry ait pu ouvrir la bouche, il y eut un mouvement collectif. Devant lui, les Gryffondor s’étaient dressés et faisaient face, non pas à Harry lui-même, mais à nous, Serpentard. Puis les
Poufsouffle se mirent debout à leur tour et, presque au même moment, les Serdaigle les imitèrent, le dos tourné à Harry, les yeux fixés sur Pansy. Impressionné, bouleversé,  je vis des baguettes magiques jaillir de partout, sortant de sous les capes ou de l’intérieur des manches.
« Merci, Miss Parkinson, Vous allez quitter la Grande Salle la première avec Mr Rusard. Il serait souhaitable que les autres élèves de votre maison partent avec vous, dit le professeur McGonagall d’un ton cassant. »

Je suivis donc ma maison. Je regarde où est Cindy et Vicky. Je ne les vis pas :
« Cindy…
— Avance et fais pas chier, me lança Fletcher froidement. »

Pansy le foudroya du regard, fronçant les sourcils. Elle s’approcha de lui :
« Je me fiche de tes actions sur les autres maisons, Fletcher. Mais je refuserai que tu fasses chier un autre Serpentard, cracha Pansy.
— De quoi je me mêle, Parkinson, répondit Fletcher
— Va te faire foutre, Fletcher, cracha de plus belle Pansy.

Pansy me rapprocha d’elle. Rusard organisait l’évacuation et nous fit signe de partir avec la préfète en premier. On était guidé vers la sortie de l’école en grande pompe par Pansy. Des Serpentards se rendirent vers la Forêt Interdite. Pansy s’arrêta :
« Vous faîtes quoi, bande d’idiots, demanda Pansy.
— On rejoint le bon camp. On va voir les Mangemorts, répondit un Serpentard.
— Viens, Pansy, invita un second. »

Elle fronça les sourcils. Elle leur cracha :
« Allez crever, bande de minable. Serpentard. Suivez-moi si vous voulez vivre. »

Le reste de notre maison, qui n’avait pas rejoint l’ennemi, sortions de l’école et atteignions donc Pré-Au-Lard. Certains parents attendaient le retour de leurs enfants à Pré-Au-Lard et transplanèrent avec eux une fois qu’ils les avaient récupérés. D’autres allèrent je ne sais où. En fait, je m’étais retrouvé seul au bout d’un moment. Impossible de savoir où était passé Fletcher, mais je m’en fichais. J’étais apeuré par la perte de Cindy et Vicky. Je m’apprêtais à retourner à Poudlard mais je sentis quelqu’un me prendre la main. Pansy Parkinson, qui m’a suivi, me retenait :
« Mais t’es inconscient ou quoi ? »

Je regardais Pansy, les yeux humides. Je pleurais de peur :
« Où sont Cindy et Vicky ?!
— Tes parents sont là, me demanda Pansy.
— Non, répondis-je.
— Alors tu viens avec moi. Je vais t’empêcher de faire la connerie de ta vie, me cria-t-elle. »

Ce n’était clairement pas dans la priorité de Pansy que mes deux meilleures amies aillent bien. Elle refusait de me lâcher la main. J’étais dans un état second, voulant absolument voir celles que je considérais comme mes sœurs. Pansy le ressentait aussi. Elle savait probablement où étaient partis les autres, mais elle ne voulut pas prendre le risque que je retournasse à Poudlard. Nous transplanâmes donc ailleurs, alors que j’entendis les premiers bruits d’une bataille en cours.


Maison natale de Pansy Parkinson – Un petit village Irlandais - 8 mai 1998 - minuit

Nous avions donc transplané ici. Pansy me dit :
« On sera en sécurité ici, personne n’a attaqué ce village depuis des siècles.
— Ramène-moi à Poudlard, s’il te plait.
— Hors de question, refuse-t-elle. »

La jeune femme me prit dans ses bras. Elle ne me prit pas comme si une petite amie me prenait, mais plutôt comme si une grande sœur prenait son frère. Je la sentais extrêmemement méfiante des potentiels nuisibles de cette maison, mais aussi apeurée aussi. Je lui demandai :
« Comment vont les autres ?
— Ce n’est clairement pas dans mes priorités. Franco, si tu retournes à Poudlard, tu vas te faire mitrailler. Et vu la trahison de certains de notre maison, tu vas te faire mitrailler par les deux camps.
— Est-ce que… tu vas me faire du mal ?
— Regarde à quel point je te fais du mal, me lança Pansy. »

La jeune préfète jeta un œil aux alentours. Vers les quatre ou cinq heures, aucun de nous ne dormait. On s’était détaché l’un de l’autre, mais Pansy me gardait à l’œil et m’interdisait de sortir dehors.  Elle nous avait préparé une demi-heure plus tôt du thé. Elle dit, plus calmement :
« Demain, si Tu-Sais-Qui  est tombé, je te ramènerai à Poudlard.
— Et si c’est Harry qui meurt, demandai-je.
— On essaiera de joindre tes parents. Pour l’heure, essaie de te détendre !
— Bien, Pansy, répondis-je.
— J’ai fait d’horribles erreurs en guidant les Serpentards vers la haine envers les sangs mêlés. Mais dis-toi que c’est un jour où tout va changer pour cette maison. »

Nous ne dormions pas beaucoup cette nuit-là. Malgré-tout, nous nous rapprochâmes cette nuit-là, et avions développé un certain lien. Aussitôt que nous apprîmes la défaite de Voldemort et des Mangemorts, Pansy tint sa promesse et me ramena à Poudlard.


Grande Salle - Collège Poudlard - 8 mai 1998 - 13h30

J’entrais dans la grande salle. Le château était endommagé, presque en ruine. McGonagall vit Pansy et fronça les sourcils :
« Miss Parkinson, que faîtes-vous ici ?
— Professeur McGonagall, j’ai pris en charge le jeune Sykomore pour éviter qu’il se fasse tuer.
— Je… Merci, Miss Parkinson. Malgré votre acte lâche de la nuit précédente, vous avez pris soin d’un de vos camarade. Je vous gracie donc de votre acte,  lança la désormais directrice. »

Je vis ensuite Cindy pleurer toutes les larmes de son corps. Vicky, sa sœur jumelle et ma meilleure amie, avait trouvé la mort. Je m’approchai d’elle. Elle me souffla :
« Si c’est pour te marrer, tu peux partir.
— Je ne suis pas là pour ça, répondis-je, triste. »

Je pris Cindy dans mes bras et je me mis à pleurer aussi. Je regardai Pansy qui semblait extrêmement triste, et en même temps gênée d’être ici. Elle passa outre cette gêne nous prit ensuite dans ses bras :
« Désolée pour vous, regretta la préfète. »

Mes parents et le père de Cindy arrivèrent sur place et constatèrent avec horreur qu’il y avait eu une bataille, et que Vicky avait succombée. Stan Reez cria sur la directrice  :
« Pourquoi ma fille est morte, McGonagall.
— Monsieur Reez, j’en suis désolée. Vous n’êtes pas le seul qui a perdu son enfant, répondit McGonagall.
— Franco Sykomore ne sera plus élève ici l’année prochaine, il ira à Beauxbatons. Nous avons reçu l’acceptation de Madame Maxime, lança mon père assez calmement.
— Quant à ma fille, elle ira à Ilvermorny. On retire nos enfants, puisque vous ne savez pas assurer leur sécurité, cracha le père.
— Bien, répondit McGonagall.»

Ne sachant plus où se mettre, la directrice s’éclipsa. Nos parents s’approchèrent de nous. Pansy raconta aux parents la nuit précédente que je confirmai :
« Oui, Pansy a pris soin de moi.
— Merci, Mademoiselle. Venez chez nous à l’occasion, remercia mon père qui lui donna l’adresse.
— Je vous en prie, sourit Pansy qui finit par déguerpir. »

Suite à cela, nous transplanâmes après avoir récupéré nos affaires, et Noarfang qui se portait à merveille. J’avais donc gagné deux amitiés cette journée-ci. Celle de Cindy Reez et celle de Pansy Parkinson.

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Re: Treasured Memories

Message par Franco Delacour le Jeu 26 Avr - 4:47

Maison des Sykomore – 12 Septembre 2000

Je me trouvais dans la maison des Sykomore. Il est environ18 heures. Je n’étais pas rentrée à Poudlard, car je n’étais pas en état. Mes parents étaient présents, ainsi que mon frère de 22 ans. Les premiers invités arrivèrent. Mes deux frères, leur compagne. Ma tante Roseline Sykomore, et mes trois grands parents finissaient par arriver également. Je me demandais pourquoi tout ce monde, et pourquoi un grand repas s’annonce. Ma tante Roseline me demanda :
« Alors, comment vas-tu, mon loup ?
— Mon visage me fait horriblement mal, répondis-je. »

Elle se tourna vers mes parents :
« Bon vous attendez quoi ?
— Demain, sourit ma mère. »

Roseline avait froncé les sourcils. Elle n’aimait la tournure que pouvaient prendre les choses. J’ignorais à ce moment ma nature de Loup-Garou, personne ne m’en a jamais parlé. Je semblais quelque peu stressé. Ma grand-mère maternelle, de l’ex-URSS, est venue pour l’occasion. Ma mère me fit avaler une potion de couleur jaune. Je n’ai pas réussi à déterminer ce que je buvais. L’ainé de mes frères demande à mon père :
« Alors, il n’est pas venu Stan ?
— Non, pas cette fois. Il a eu une urgence à Ste Mangouste, répond mon père. »

Le repas commençait à battre son plein. L'ambiance était assez lourde, d'ailleurs, sans que je puisse déterminer pourquoi. L’entrée était passée, ainsi que le plat principal. Au même moment que mon père part s’en griller une, Roseline demande à ma mère :
« Tu lui as donné son…
— Oui, répondit ma mère.
— Alors, au niveau des Delacour, s’inquièta Roseline.
— Ils acceptent. Je crois que Fleur veut prendre Franco en charge si… répond ma mère
— C’est une bonne chose, se réjouit Roseline en faisant signe à ma mère de se taire.
— Je n’ai aucune confiance à Stan. J’ai plus confiance en Apolline, répondit ma mère
— Au fait, cette fameuse vélane du chaos, elle ne vient pas, demanda Roseline.
— Non, elle doit être occupée. Je pense que Franco devra retourner à Beauxbatons si…
— Mais non, il sera bien à Poudlard, interrompit mon père. »

La Vélane du Chaos ? Harmonie Lunist’El ? Mais quel était le rapport avec ma douleur au visage ? Mon frère de 28 ans, Romain, me demanda si je veux jouer à Loup. Celui de 33 ans, Damien, se mit à rire, de même que toute la famille. Je commençais à être un peu mal à l’aise, repensant à cette attaque du Loup-Garou. Ma tante Roseline demanda :
« Ils l’ont choppé, ce loup-garou ?
— Je ne vois rien sur ça. Franco et Cindy ont  eu beaucoup de veine de s’en être sortis vivants, souria mon père.
— ll n’empêche que ce passant est mort, lança ma mère. »

Je décidais de passer avec ma grand-mère, avec qui je parle en russe :
« C’est comment la Russie, Mamie ?
— C’est un endroit magnifique. J’aurais aimé que tu puisses venir. D’ailleurs, j’ai demandé à tes parents de te mettre à Durmstrang, mais ils n’ont pas accepté, regretta-t-elle.
— Ne t’inquiète pas, mamie, je viendrai en Russie te voir, même si je finis mes études à Poudlard.
— Je n’en doute pas, mon gamin, me répondit ma grand-mère. »

Je ne savais pas toujours pas ce qu’on fêtait. Les pâtisseries arrivèrent vite. Je pris un brownies au chocolat. Les invités continuèrent de discuter entre eux. Mon frère de 22 ans, Vladimir, me tira le visage :
« Oh regardez !
— AHHH, hurlai-je.
— Vladimir, arrête, engueula ma mère. »

Mon frère arrêta. Je repris de l’antidouleur. Cela allait me faire du bien. Je vis une ombre passer à la fenêtre. Sans doute mon imagination ? Elle était féminine. Sans doute une surprise ? Je l’ignorais. Ma mère me demanda d’aller me coucher. Je lui obéissais, même si je sentais que Roseline n’était pas contente.

Je semblais relativement serein. Je n’avais pourtant pas conscience d’une chose. C’était le tout dernier moment passé avec ma famille. C’était en effet cette nuit que je les ai tous tué. Dans ma chambre, je commençais à ressentir quelque chose. Sans doute mon imagination. Je commençais alors à me transformer en Loup-Garou. Un Loup-Garou qui n’a pas bu de potion Tue-Loup lors de sa toute première transformation. Et celle-ci allait faire mal.

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